Evenements » Jonathan part au Japon (2002)

Fabienne, Isabelle et Jonathan sont partis l'été 2002 au Japon.

Bien qu'étant partis ensemble leurs chemins se sont séparé à l'aéroport de Narita. Isabelle et Fabienne sont partie à Kamakura avant de suivre l'entraînement des senseis de Tokyo. Grâce à l'aide précieuse de Monsieur Kondo elles ont suivit des cours de Naginata dans plusieurs dojos de Tokyo.

De son côté Jonathan fut pris en charge par Madame Takenaka qui l'emmena dans 5 dojos rencontrer la fine fleur du Naginata.Il parti ensuite pour Saitama où il suivit l'entrainement de Wataru Suzuki pendant deux semaines. Son séjour s'acheva à la Budo University où il rencontra les futurs champions japonais.

Mercredi 10 juillet 2002

Bien que le trajet dure 12 heures, le temps passa à une vitesse folle, et l’avion atterrit vite au pays des maxi-sumos. Arrivé a Narita, la pluie, la chaleur et typhon étaient de partie pour nous souhaiter la bienvenue, ainsi que le secrétaire de la ALL JAPAN FEDERATION, Seki Yusuke, un type très sympa d’une taille assez imposante pour un japonais. Il m’annonça une mauvaise nouvelle : le séjour a la Budo Univeristy tombait à l’eau, suite à une contamination du « germe 0-157 » à l’IBU (International Budo University). Yusuke m’emmena à Shinjuku, auprès de Sensei Kimura, puis après avoir fait « connaissance », nous partîmes nous rassasier à coups de sushi et sashimi dans un p’tit resto sympa.

Première tentative de « mangeage avec baguettes »…NO COMMENT !

Pourtant, j’étais plutôt satisfait, je trouvais que je les maniais plus ou moins bien… Mais apparemment mes deux amis avaient l’air de bien rigoler… Apres ce bon repas, Yusuke nous quitta et Kimura Sensei me présenta à quelques amies à elle avant de me conduire avec sa grosse Mercedes munie d’un GPS (très fun) chez la famille qui m’accueillait du 10 au 15 juillet, la famille de Madame TAKENAKA. Mme Takenaka est une des membres de la ALL JAPAN FEDERATION.

Après m’être installé, je pris un bain, ou du moins, je pris l’initiative d’essayer, car ce n’est pas du tout le même système que chez nous ! La baignoire (qui ressemble d’ailleurs plus à un bassin qu’à une véritable baignoire), déjà à moitié remplie d’une eau verdâtre, était recouverte de 2 plaques coulissantes, afin de mieux préserver la chaleur de l’eau (cela lui donnait un look de boîte à sardines). D’après ce que j’ai compris, avant d’entrer dans la « baignoire », il faut d’abord s’armer d’une cuvette, afin de prélever de l’eau du bain pour se rincer, sans que l’eau sale retourne dans la baignoire. Ensuite, l’eau bouillante du bain nous attend… La température du bain reste constante grâce aux 2 plaques coulissantes, et surtout grâce à un système complexe qui envoie un jet d’air chaud dans l’eau.

Dans le genre « toilettes » ils sont aussi très fort ces japonais !

En ouvrant la porte des WC, j’ai cru au premier coup d’œil que je me trouvais en face d’un ordinateur ! A droite du « cyber-wc » se trouve une sorte d’accoudoir muni d’une bonne dizaine de boutons, afin de pouvoir régler la température du siège ( c’est pas une blague !). Sur la partie supérieure du cabinet se trouve un petit évier avec un robinet, et quand on tire la chasse l’eau sort du robinet, puis coule dans l’évier pour ainsi chasser les « déchets ». Cela permet de se laver les mains en même temps tout en économisant l’eau. Astucieux, ces japonais !

Avant d’aller dormir, je pris le thé avec Mme Takenaka, qui tenta de m’expliquer en « Japglish » le programme du lendemain. Déjà en anglais c’est pas toujours évident de tout comprendre, mais alors en « Japglish », faut vraiment s’accrocher ! (ex : Tired ? donne quelque chose comme : Taya ?) Enfin bref, les communications prennent parfois pas mal de temps avant d’être bien comprises.

 

 

Jeudi 11 juillet 2002

 

Vers 8h30 Mr Takenaka me réveilla, mettant fin à mon hibernation. Après une petite douche rapide histoire de me réveiller (beaucoup plus facile que leur ô-furo), je passai à table. Il y avait des sandwichs grillés avec de la charcuterie, une soupe chinoise à base de champignons, des œufs brouillés, de la salade, et de délicieuses cerises. Bref, un repas complet quoi !

J’appris que Mr Takenaka était un fanatique de la plongée sous marine, comme moi, et il me raconta ses aventures aquatiques passées a Jeddah, en Arabie Saoudite, où il a vécu 3 ans. Il me montra ensuite 3 gros bouquins sur la plongée en Mer rouge.

Peu de temps après, Mme Kimura arriva avec sa grosse Mercedes, accompagnée de sa fille qui doit avoir une vingtaine d’année, fort sympathique et plutôt mignonne, et d’une sensei assez âgée, les cheveux plus blanc que son keïkogi et le regard d’un koala. Mme Takenaka et moi-même embarquâmes dans le « tank » (c’était vraiment une très grosse Mercedes !) et nous partîmes manger le repas du midi dans un resto.

Les sujets de discussions variaient de la coupe du monde de Football (la fille Kimura était une grande fan de foot !) à la Belgique, ainsi que le 1er championnat du monde à Tokyo, en 1995, avec notre rythmique naginata « THE PINK PANTHER » (apparemment cela les avait marqués !).

Après avoir mangé copieusement, Mme Kimura nous emmena au Dojo, à Karasuyama. J’ai longuement travaillé les kata avec la fille Kimura et Mme Takenaka, sous l’œil attentif des sensei, qui m’arrêtaient lorsqu’il y avait un défaut à corriger (toutes les 2 secondes quoi !).

Ensuite Mme Koala (j’ai oublié son nom…) me proposa d’apprendre le « TENDO-RYU », ce sont de vieux kata opposant le naginata au kendo, qui se pratiquent avec une naginata-ki et un boken. J’ai appris les 2 premiers kata avec la naginata-ki… vraiment très intéressant ! complètement différent de nos « nouveaux » kata. Après la fin du cours et d’une petite séance photo, Mme Kimura nous ramena à la maison.

Après le souper, Mme Takenaka me montra 2 vidéos sur le naginata. La première présentait les kata de la fédération sous tous les angles possibles et imaginables, en expliquant chaque mouvement en détails. La 2ème portait sur la première rencontre internationale à Tokyo (pas le 1er championnat du monde). Ce fut surprenant de voir des connaissances avec une bonne dizaine d’années en moins, comme Mme Simone Charton, Alain Guillaume, l’américain « Rasta-man », la suèdoise Gunilla, ainsi que notre équipe belge avec Mr et Mme Hannoset et Marguerite.

Après ces 2 cassettes visionnées, tout le monde alla dormir, il était déjà vachement tard !

 

Vendredi 12 juillet

Après mon long sommeil de marmotte (en effet il était déjà 10h passé !), je pris le ptit dej (« BIG ptit dej » conviendrait mieux…), puis on entra dans une discussion sur les Labradors…passionnant ! (si si…hum…). Ensuite Mme Takenaka m’offrit un Keikogi, comme ça sans raison, sois disant parce qu’il était trop grand pour elle…sympa ! Pour la remercier je lui offris un de nos tenugi belge des 10 ans de notre fédération.

Quelques minutes plus tard, je pris le train avec elle jusqu’au magnifique dojo de Tachikawa. On était une dizaine de personnes, avec comme sensei Mme Koala, que j’ai rencontré la veille lors de l’entraînement (son nom m’est revenu, elle s’appelle Mme Yoshida).

A ma grande surprise, il y avait un japonais qui parlait le français. Il a vécu 9 ans en France et connaît un peu la Belgique. Il a commencé le naginata dans le club de Mme Simone Charton, à Paris. Donc, il a pu jouer le rôle d’interprète, ce fut beaucoup plus facile ! Après une séance kata avec moult corrections, vint la séance combat, ma préférée !

Tous les combattants formèrent une longue file devant moi, et j’enchaînais combat après combat. Les 3 personnes les plus gradées arbitraient. A la fin du cours, Koala sensei sortit une grosse boîte remplie de biscuits et de petits gâteaux japonais, ainsi qu’une bouteille de thé vert que nous dégustâmes goulûment au centre du dojo.

Puis vint la séance photo (ça à l’air d’être une tradition au Japon…). Ensuite Mme Tankenaka et moi-même rentrâmes à la maison, et nous mangeâmes (j’aime bien ces formes en « âmes »…) notre repas de midi (même si il était déjà 17h30…). Quelques minutes plus tard, Mr et Mme Takenaka m’ont demandé si j’avais des photos avec moi…ça c’est terminé en soirée photos.

Je leur ai montré mes photos du Japon lors du 1er Championnat du monde de naginata en 1995, ainsi que quelques photos de notre club et du dernier championnat d’Europe à Bruxelles. Puis à leur tour, ils me montrèrent des photos de leur famille. Ils ont 2 fils et une fille. Le plus âgé des fils travaille à New York , leur fille vit à Los-Angeles, et leur fils cadet travaille à Tokyo. Ils ont aussi moult photos de leur chien, un « Lassi » qui est mort il y a peu, mais a vécu très vieux (17ans !). Apparemment ils aiment bien les chiens !

Après cette séance photo, qui a duré pas moins de 2 heures, ils ont essayé d’apprendre quelques mots en français (c’est très amusant de les voir répéter le même mot de mille et une manière !), puis ce fut à mon tour d’essayer, en japonais (à mon avis je ne devais pas être aussi doué qu’eux…). Vers minuit et demi, nous sommes tous partis nous coucher.

Samedi 13 Juillet 2002

Premier petit déjeuner exclusivement japonais (jusqu’ici Mr et Mme Takenaka me préparaient des plats plus ou moins occidentaux, avec de temps en temps une petite touche japonaise). Donc, cette fois-ci, j’ai pu tester de grand matin du poisson ultra salé avec du riz et une bonne grosse soupe typiquement japonaise. C’était pas mauvais mais ça fait bizarre la première fois !

Puis vers 17h00, je pris le train avec Mme Takenaka, direction le dojo de Kotoku, réputé comme étant le meilleur club de tout Tokyo. On était une vingtaine de pratiquants, aucun homme (à part moi), uniquement des p’tites japonaises dont l’âge variait de 15 à 25ans à peu près…

Le cours commença doucement, par le travail des frappes fondamentales, puis par quelques exercices du genre « hasso men hasso sune petit pas en arrière men direct, l’adversaire chasse ou esquive le men à sa manière et contre attaque en men ou sune. » Après quelques uchi gaeshi en garde droite et gauche, ce fut le moment « Shiai ».

Chaque combat était arbitré par une sensei, et lorsqu’une frappe était marquée, on changeait de partenaire (ou lors d’un iki wake). J’était assez satisfait de mes combats, j’ai gagné la majorité de mes combats. Un moment j’ai même failli assommer une sensei lors d’un chassé qui projeta la naginata de ma partenaire de l’autre côté de la salle… amusant.

Il faisait étouffant dans ce dojo, dehors il y avait 36°à l’ombre, c’était vraiment trop chaud, mettre l’armure avec une telle chaleur était insoutenable, on transpirait comme un troupeau de sumos faisant des pompages dans un sauna, après il y avait plus moyen de retirer l’armure, elle restait collée… (j’exagère peut être un peu…). Toutes les 10 minutes, les sensei prenaient un arrosoir et aspergeaient le sol, ainsi que les combattants au passage…c’était pas désagréable. Après avoir bien transpiré, on dépensa le peu d’énergie qu’il nous restait en travaillant les Kata. A la fin du cours, on était tous morts !

Une des pratiquantes joua le rôle du « taxi », en ramenant quelques élèves à leur domicile, et je fus donc dispensé de bousculades dans les transports en commun (toujours bondés les trains et métros japonais !). Pour le repas du soir, Mr Takenaka nous emmena au restaurant. J’ai choisi une immense soupe aux nouilles, ainsi que des scampis, des morceaux de bœuf et des tentacules de pieuvres encore vivantes, qui gesticulaient dans tous les sens pour ne pas être mangées…Le tout accompagné par quelques sushi. Ce fut très bon.

De retour à la maison, nous étions tous crevés (il était 1h du mat), et nous nous couchâmes illico presto (ce sont des fous les japonais, ils se lèvent toujours hyper tôt ! Mr et Mme Takenaka se lèvent vers 5h30 ! heureusement qu’ils me laissent dormir encore un peu).

 

Dimanche 14 Juillet 2002

Vers 11h00, je partis avec Mme Takenaka au dojo de Tokyo Budokan, c’est le même club que la veille (le meilleur de Tokyo), mais dans un dojo différent. Après 2 heures de transport en commun, nous arrivâmes enfin à destination. En tout on était une petite quarantaine, dont 2 hommes (3 avec moi), le reste, que des p’tites japonaises !!! ( c’est dans des moments pareils qu’on se dit qu’on a choisi le bon art martial !). Au total il y avait 5 Sensei qui animaient le cours, on était plutôt bien encadrés.

En plein salut, lors du mokuso, mon nez se mit à couler à flot, répandant du sang un peu partout dans la salle. C’était pas cool du tout, surtout que c’était pas trop le moment adéquat ! Après quelques minutes de repos afin d’arrêter le saignement, je vis arriver M’man et Isa, « à la bourre »… Elles s’étaient paumées dans le métro, en descendant à la mauvaise station.

Ensuite commença un échauffement intensif, puis on prit les naginata et on travailla les frappes fondamentales. Après quelques Uchi gaishi, on mit l’armure et fit quelques techniques de combat avant de commencer les Shiai arbitrés. Je fis 2 combats arbitrés, contre les 2 japonais du club. J’ai gagné le 1er, et fais Iki wake lors du second. Après ce fut des combats libres (Ji gaiko) où l’on pouvait choisir son partenaire. Je étais assez content de mes combat, je trouvais que je faisais bonne figure face à un combattant Nippon sur le Shiai jo. A la fin du cours, Isa et moi distribuèrent des chocolats belges à tout le monde.

Quelque minutes plus tard je pris le métro en sens inverse avec Mme Takenaka ainsi que M’man et Isa, puis nos chemins se séparèrent, M’man et Zaza descendirent à une station (cette fois ci c’était la bonne !), afin de prendre un autre métro pour rentrer à leur hotel.

De retour à la maison, je fis la connaissance du fils cadet Takenaka. Il a 26 ans et est aussi un passionné de plongée. Il me raconta ses exploits sub-aquatiques en Thaïlande, ainsi qu’en Angleterre et au Japon. Après le repas (qui commença un peu à la bourre, à 23h30 !), je souhaitai une bonne nuitée à tous, et je rejoignis mon nounours en peluche…j’étais mort crevé et une longue journée m’attendait le lendemain : Destination Saitama, j’allais enfin pouvoir rencontrer le Champion du monde, Suzuki sensei.

Lundi 15 Juillet 2002

Ca y est, c’est le grand jour, je vais enfin pouvoir rencontrer Mr Suzuki ! Le temps de préparer tout mon « bazar » et hop me voilà presque parti pour Saitama. Mme Takenaka m’offrit des baguettes, un tenugi, ainsi qu’une ceinture spéciale (obi) pour nouer le keikogi d’une certaine façon.

Vers 13h00, Mr et Mme Takenaka m’emmenèrent à Saitama. Après de longs adieux et de longues séquences « photos », ils me laissèrent entre les mains du Champion du monde et de ses « Tigresses » (encore une fois il y avait pratiquement que des filles dans son club, il doit mener la belle vie…). Suzuki était tout « boiteux », il s’est déchiré le tendon d’Achille en Avril, et a encore quelque difficultés à marcher sans ses béquilles. Il me présenta d’abord à une vingtaine de personnes de la SAKAE HIGH SCHOOL (école dans laquelle je m’entraîne tous les jours avec Suzuki et ses élèves), puis à ses élèves, qui s’empressèrent de porter mes baguages.

La Sakae est une école sportive destinée aux élèves de 16 à 18ans, les étudiants ont le choix entre un grand nombre de disciplines, comme le Naginata, le Kendo, le Sumo, le Judo, le Volley, le Basket etc… Nous sommes directement montés au dojo, qui se trouve dans l’école même. La salle est plutôt petite, avec un plafond assez bas. A certain endroits, on peut le toucher en faisant un grand Men (ce fut mon cas lors du premier joge buri).

Le dojo est équipé d’une télévision avec vidéo. Avant de commencer le cours, on visionna une partie du 2eme Championnat du monde à Paris (le but était de me repérer dans les gradins). Ensuite je leur ai montré mes photos du Japon lors de mon voyage en 1995, et quelques unes sur le 2eme Championnat d’Europe l’année passée, en 2001.

Après quoi, le cours commença. Pour me souhaiter la bienvenue, les « Tigresses » me présentèrent leur ancien rythmique naginata du 2eme championnat du monde. L’ambiance était très cool, très relax…c’était presque un cours particulier. Genre, lors des frappes fondamentales, les p’tites japonaises formèrent un modèle devant moi en tenant une naginata horizontalement, au niveau de la ceinture (pour travailler Yoko buri), une verticalement (pour Joge buri), et 2 verticalement (pour Nanane buri). Pendant ce temps Suzuki corrigeait mes défauts.

A chaque fois que je les tranchais « virtuellement », les « tigresses » poussaient poussaient un grand « Tchak » puis faisaient semblant d’être tranchées en 2. Ou alors elles disaient à tour de rôle « Free…Dead ! Free…Dead ! ... » (Tsss… pas sérieux !). Après avoir fais quelques Hapo buri, on travailla les 5 premiers kata, puis le cours pris fin.

Ensuite, Suzuki sensei me conduisit à ma nouvelle « maison », une sorte d’auberge de jeunesse très sympa du doux nom de Taishi-ryo, où sont logés tous une bonne partie des étudiants de la Sakae High School (mais il y a que des mecs dans cette auberges…moins cool). A peine arrivé dans cette auberge, mon nez se mit à « pisser » le sang comme la veille (ça doit être à cause du climat, il fait très chaud et humide en même temps). Je courus vite aux w.c., alors que Suzuki et une des tigresses effaçaient toutes traces de mon « passage ».

Une fois ce problème résolu, Suzuki me présenta aux 3 responsables de l’auberge : Kensuke, un type assez marrant d’une vingtaine d’années qui est prof de la discipline « rythmique’s gymnastic » à Sakae, une sorte de gym japonaise qui se pratique en musique…assez impressionnant ! Le 2eme responsable s’appelle Masato, il a 19ans et est également prof à la Sakae, dans la section Kendo (il est champion du monde de Kendo dans la catégorie Junior !!!). Le 3eme a 18ans comme moi, et fait du Base-ball (toujours dans la même école).

Ils me firent la visite des lieux, en m’expliquant (en Japglish très limité, sans construction de phrase) comment allait se dérouler le séjour. Je partage ma chambre avec un japonais du nom de Yuki, il a 16ans et fait de la gym avec Kensuke. Je me suis très vite intégré aux jeunes de l’auberge (nous sommes une grosse trentaine). Les gens se bousculaient pour venir me saluer où m’offrir un petit présent, genre une bouteille de coca où de la bouffe. Les japonais sont vraiment hyper accueillant !

Je fis également la connaissance de Ryouma Sakou, un jeune de 16ans qui fait du golf dans la High school. Après le repas, Masato m’invita dans sa chambre, ainsi que Kensuke et d’autres japonais. Il a une assez grande chambre, avec Tv, vidéo et…Play Station2 !!! Kensuke me présenta un peu a tout le monde, dans la chambre il y avait 3 kendoka, 2 sumo (dont le Champion du Japon section Junior, très sympa !) et un fana de golf. Après 3 heures de présentation, d’apprentissage du japonais (et du français pour eux) et de Play station, je partis me coucher.

 

Mardi 16 Juillet 2002

Très très mal dormi ! La nuit fut étouffante (j’avais pas vu que j’avais l’air conditionné dans la chambre…), mouvementée (à la TV, les journalistes arrêtaient pas de parler d’un énoOorme typhon qui passerait sur Tokyo et Saitama, ce mardi 16 et mercredi 17…et bien le voici, l’auberge de jeunesse trembla de tous ses murs, j’avais l’impression d’être à Walibi !), et extrêmement bruyante (en effet, Yuki ronfle comme un Hippopotame enragé !).

Enfin bref, je me suis réveillé avec la tête dans l’pète comme on dit.

A 9h30, je partis avec Kensuke à l’école, où je passe la matinée à flâner, a écrire, à contempler les élèves en train d’étudier en classe (niark niark niark !), à filmer… Vers 12h15, le troupeau de tigresses accouru dans la bibliothèque (lieu de rendez-vous avant d’aller manger) en criant mon nom à tue tête « JONASAN !, DJOUNATAN ! » (c’est leur façon de prononcer mon nom)…c’est comme ça tous les matins (héhé j’adore le naginata !).

Elles m’emmenèrent dans un grand réfectoire, où l’on prit le repas du midi, en compagnie de Suzuki. Après le repas, on alla au Dojo, et le cours commença lentement, mais sûrement. Généralement les cours se passent comme ceci : on arrive au dojo, les japonaises branchent la radio et mettent la musique à fond, puis après 15-20min de détende on commença l’échauffement (très intensif !).

L’échauffement est composé de quelques exercices d’assouplissement, puis on court une vingtaine de minutes autour de la salle de volley, ensuite on fait de la corde à sauter pendant une dizaine de minutes, tout cela sous une chaleur étouffante. Ensuite on travaille les 5 premiers shikake oogi, puis quelques exercices d’attaques directes. Après, il y a un petit Time break, avant de mettre l’armure sans le men.

Pendant les pauses, les débutants apportent le thé (extrêmement rafraîchissant) aux plus haut gradés. (on devrait instaurer la même méthode, je trouve…héhéhé). Puis on refait des exercices, cette fois-ci en armure. Ensuite vient la 2eme pause, où l’on se bourre de thé, histoire de bien transpirer pour les combats ! Après avoir bien bu, vient la séance combat, ma préférée…

Une fois le cours le cours fini, les tigresses me raccompagnent à pied jusqu’à l’auberge de jeunesse, Taishi-ryo. Le plus marrant, c’est de voir la réaction des japonais de l’auberge et de la Sakae High School lorsqu’ils me voient arriver avec le troupeau de « gazelles » ! Ils restent là, cloués sur place, bouche-bée, puis me lancent un grand sourire naïf. Généralement je passe mes soirées à l’auberge avec mes amis japonais, à regarder la TV, à jouer à la Play station, à discuter, de temps en temps ils m’invitent au resto.

Donc je passe pas mal de temps au Taishi-ryo, à part le mercredi et le vendredi, ou les tigresses m’emmènent en ville manger un Mc Donald, pour ensuite faire du shopping, et enfin enchaîner avec l’entraînement du soir, qui se trouve assez loin de l’école Sakae.

Tous les matins, vers 8h15, les p’tites japonaises du club de Suzuki venaient me chercher à l’auberge, pour m’accompagner jusqu’au dojo de l’école (qui se trouvait à 2 pas du Taishi-ryo) et on pratiquait jusque midi.

Le fait de penser à mon retour en Belgique me mettait les larmes aux yeux !

Ce voyage au Japon fut vraiment une expérience inoubliable, dont les souvenirs resteront gravés à jamais.

 

Jonathan D’hose

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